Carte blanche à Gérard Corbiau
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Un virtuose au service de la musiqueMondialement connu pour ses œuvres consacrées à la musique, telles que "Farinelli" et "Le maître de musique", Gérard Corbiau est certainement l’un des réalisateurs qui accorde le plus d’importance au rapport entre l’image et la musique. Il y trouve “un terrain extraordinaire et très fertile dans la recherche de nouvelles émotions”, et on sent dans chacun de ses films à quel point il connaît la musique. Le cinéma de Gérard Corbiau est au cœur des préoccupations du Festival. Invité d’honneur idéal, le Festival lui offre une carte blanche. |
Né en 1941 à Bruxelles, Gérard Corbiau fait ses études de cinéma à l'Institut des arts de diffusion (IAD) en Belgique. Pendant plus de trente ans, il travaille à la télévision (RTBF), alternant documentaires et grands reportages. Gérard Corbiau réalise son premier long métrage pour le cinéma en 1987 : ”Le maître de musique”. Véritable succès, le film obtint le prix du jury au Festival de Rio en 1988 et fut nominé à l’Oscar du meilleur film étranger. Il réalise ensuite “L’année de l’éveil” (1990), d'après le roman de Charles Juliet. Coécrit par Andrée Corbiau et Michel Fessler, le scénario se déroule dans une caserne d’Aix-en-Provence et retrace les premiers émois amoureux d’un jeune enfant de troupe orphelin durant la guerre d’Indochine. Le film sera présenté en sélection officielle au Festival de Locarno1991. En 1994, Gérard Corbiau réalise “Farinelli”, d'après l'histoire du célèbre castrat napolitain du XVIIIe siècle. Le film est récompensé par deux Césars (meilleurs décors et meilleur son), le Golden Globe du meilleur film étranger et est nominé lui aussi pour l’Oscar du meilleur film étranger. Enfin, en 2000, il réalise “Le Roi danse”, nominé aux César des meilleurs costumes, du meilleur son et du meilleur espoir masculin. Il obtient également le prix de la meilleure image au festival de l’image de Lodz (Pologne). Parallèlement, Gérard Corbiau continue à faire des documentaires dont plusieurs portraits de musiciens, entre autres, "José van Dam, 25 ans après" (2007) et "Laisser une trace dans le cœur, Augustin Dumay" (2009). Il termine cette année le portrait d’un sculpteur liégeois vivant à Cavaillon : "René Julien ou Le souffle du rêve".

